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2920, la dernière année de l'Ère Première

Par Carlovac Villenouet

19 mi-l'an 2920

La Cité impériale, Cyrodiil

Le Potentat arriva dans la Cité impériale au milieu d'une grande fanfare, les rues bordées d'hommes et de femmes venus l'acclamer comme le symbole de la prise d'Ald Marak. En vérité, ils auraient été encore plus nombreux si le prince lui-même était revenu, et le Versidue-Shaie en avait conscience. Mais il en était tout de même satisfait. C'était la première fois que des habitants de Tamriel acclamaient un Akavirois.

L'empereur Réman III l'accueillit avec une étreinte chaleureuse, puis ouvrit la lettre qu'il rapportait du prince.

– Je ne comprends pas, dit-il enfin partagé entre la confusion et la joie. Vous êtes passés sous le lac ?

– Ald Marak est une forteresse très bien protégée, expliqua le Potentat. Comme l'armée de Morrowind le redécouvre, à présent qu'elle s'en trouve hors des murs. Pour la prendre, nous devions attaquer par surprise, et nos soldats porter leur armure la plus solide. En lançant le sort qui nous permettait de respirer sous l'eau, nous avons pu avancer plus rapidement que Vivec l'avait imaginé, puisque l'eau allégeait nos armures, et attaquer depuis le flanc ouest de la forteresse, où les défenses étaient plus faibles.

– C'est brillant ! le félicita l'empereur. Vous êtes un merveilleux tacticien, Versidue-Shaie ! Si vous pères avaient été aussi bons que vous, Tamriel serait un domaine akavirois !

Le Potentat n'avait pas eu l'intention de s'attirer le mérite du plan du prince Juliek, mais la référence de l'empereur à l'invasion ratée de son peuple, deux cent seize ans plus tôt, le fit changer d'avis. Il eut un sourire modeste, et accepta ces éloges.

21 mi-l'an 2920

Ald Marak, Morrowind

Savirion-Chorak rampa jusqu'au mur et regarda par la meurtrière l'armée de Morrowind se reculer jusqu'à la forêt entre les marais et les terres du château. C'était l'occasion idéale pour frapper. Ils pourraient incendier les forêts et les hommes qui s'u trouvaient. Une fois Vivec entre les mains de leur ennemi, l'armée leur céderait peut-être aussi Ald Iuval. Il suggéra ces idées au prince.

– Vous semblez oublier, rappela le prince Juliek en riant, que j'ai promis qu'il n'arriverait aucun mal à leur armée ou à leurs commandants pendant les négociations de trêve. Les Akavirois n'ont-ils aucun honneur en temps de guerre ?

– Mon prince, je suis né en Tamriel, je n'ai jamais vu la patrie de mon peuple, répondit l'homme serpent. Mais malgré cela, vos coutumes me paraissent étranges. Vous n'attendiez aucun quartier, et je n'en ai fait aucun lorsque nous nous affrontions dans l'arène impériale il y a cinq mois.

– C'était un jeu, rappela le prince avant de hocher la tête pour faire entrer son chef de bataille dunmer.

Juliek n'avait jamais vu Vivec, mais il l'avait entendu décrire comme un dieu vivant. Devant lui ne se dressait qu'un homme. Un homme puissant, beau, au visage intelligent, mais un homme néanmoins. Le prince était satisfait. Il ne pouvait pas parler à un dieu, mais à un homme, oui.

– Salutations, digne adversaire, dit Vivec. Nous semblons avoir atteint une impasse.

– Pas nécessairement, assura le prince. Vous ne voulez pas nous céder Morrowind, et je vous comprends. Mais j'ai besoin de votre côte, pour défendre l'empereur contre les agressions venus d'au-delà des mers, et de certains forts frontaliers stratégiques, comme celui-ci, ainsi qu'Ald Umbeil, Tel Aruhn, Ald Lambasi et Tel Mothrivra.

– Et en échange ? demanda Vivec.

– En échange ? répéta Savirion-Chorak avec un rire. Vous oubliez que c'est nous qui avons gagné, et pas vous.

– En échange, répondit prudemment le prince Juliek, il n'y aura aucune attaque impériale contre Morrowind, à moins que vous reveniez nous attaquer auparavant. Vous serez protégés contre les invasions par la marine impériale. Et votre terre pourra s'étendre sur le marais noir, selon votre volonté, du moment que ces régions ne sont pas requises par l'Empire.

– C'est une proposition raisonnable, admit Vivec après une pause. Vous devez me pardonner, je n'ai pas l'habitude que des Cyrodiils offrent une contrepartie de ce qu'ils prennent. Pouvez-vous me laisser quelques jours pour prendre la décision ?

– Nous nous retrouverons dans une semaine, concéda le prince avec un sourire. D'ici-là, si votre armée ne mène pas d'attaque contre la mienne, nous serons en paix.

Vivec quitta les appartements du prince, avec le sentiment qu'Almalexia avait eu raison. La guerre touchait à sa fin. Le prince ferait un excellent empereur.



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